La saison actuelle est l'une des plus sèche de l'année. Il n'y a pas de pluie entre le mois de mars et le mois d'octobre ! La végétation est à l'agonie. Pourtant les gens survivent par la culture du manioc, les patates douces et le tri des cacahuètes (kapiky comme sur la photo). Cela me fait de la peine de savoir que l'insécurité alimentaire se développe. En même temps, je suis témoin d'une besogne qui dégage une sorte de sérénité dans l'épreuve du quotidien. Je ne sais pas comment aider ces gens là comme dirait la chanson, parce que leur précarité ne se dévoile ni en larme ni en cri mais dans un calme stoïque et un sourire toujours prêt à transformer le visage de celui qui porte ce fardeau. Alors une fois de plus, on est là et on apprends la patience aux côtés de ceux qui l'ont dans le sang. Prions si nous le pouvons. Pour la pluie et pour tout ce qui vit ici.
mercredi 30 septembre 2020
lundi 14 septembre 2020
Mission bibliothèque - épisode 0
C'est la rentrée ! Qui dit rentrée, dit sonnerie, récréation, cahier, stylo et livres bien sur. Alors nous voici ! Je vous présente la future orientation de ma mission pour les dix prochains mois à Ejeda. Au collège Mgr Michel Canonne, j'ai été premièrement appelé à initier les élèves à l'informatique. L'épidémie n'a pas facilité les choses mais les mois de cours ont pu faire bénéficier les élèves de quelques rudiments.
Préoccupé par la situation de la bibliothèque aussi désertée par les élèves et les professeurs, nous avons avec le directeur le Père Romain imaginé un nouveau poste plus créatif et audacieux pour les volontaires et frères à venir. L'objectif de cette année est de poser les bases d'un système permettant à la bibliothèque de trouver un nouveau souffle et d'en faire un lieu de vie. Premièrement il faudra réaménager les lieux qui ne sont pas confortables et ne donnent pas envie de venir s'asseoir pour bouquiner. Dans le même temps il faut que le CDI, comme on l'appelle aussi,soit le plus souvent ouvert pour que les élèves puissent venir y travailler en silence aux heures libres. Le défi à relever est énorme car il s'agit de donner aux élèves le goût de la lecture, d'abord dans leur propre langue et ensuite en français. La culture malgache, traditionnellement orale, ne fait pas grand cas de la lecture comme activité de découverte ou de loisir. Pourtant, je suis convaincu que, quelque soit le pays et les styles de vie, le passage par la lecture est indispensable afin de se former un esprit curieux et critique sur le monde qui nous entoure et dont nous faisons partie. Mon intention est donc de collaborer un maximum avec le directeur, les frères et les professeurs et aussi les élèves moteurs pour poser les fondations d'une structure simple et efficace capable d'être transmise de génération en génération si je puis dire (emprunts de livres, aide à la lecture, rangement efficace...). Je pense même que je pourrais par la suite suivre ce projet auquel je souhaite intégrer les collaborateurs proches du collège comme l'association Ejeda solidarité et au collège assomptionniste flamand de St Truiden. Je continuerai également à donner quelques leçons d'informatique avec des objectifs plus précis visant à obtenir un certificat attestant que l'élève a bien suivi le cours qu'il pourra utiliser dans la suite de sa progression scolaire. Bref, il y a du pain sur la planche pour la rentrée !
Je vous donnerez bientôt les meilleurs moyens pour contribuer à cette entreprise livresque par don de livres ou don d'argent.
Merci encore pour votre soutien au quotidien !
vendredi 7 août 2020
Le réseau d'école de brousse, une oeuvre mobilisatrice assomptionniste à Madagascar
Le réseau d’école de brousse
9
juillet 2020. C’est ma première visite d’écoles de brousse. En compagnie du
Père Daniel Carton, du Père Aristide, de Monsieur Roger et d’un nouveau
professeur prenant ses fonctions en ce jour, nous avons réalisé 100 km de
pistes depuis Fotadrevo pour rejoindre le village de Ambalavato. Ce village au
nom significatif (en bas de la longue pierre) se trouve à quelques dizaines de
kilomètres des premiers massifs de l’Isalo, là où débutent les premiers
versants des hauts-plateaux. Nous sommes encore bien au Sud, mais dans une
région encore plus isolée que celle d’Ejeda car enclavée par l’Onilahy, un
cours d’eau dont le seul pont est à plus de cent kilomètres. Le village est
entouré sur des kilomètres de terre asséchée et sans ressources exploitables directement
par les locaux.
Le
départ est pour 6h du matin. En ce matin d’hiver la fraîcheur est de mise et les
premières lueurs du jour sont timides. Pendant les quatre heures de routes le
paysage atypique de la brousse se révèle et s’illumine dans un silence que seul
le bruit de notre 4x4 vient briser. Arrivé au village, les enfants s’attroupent
curieux et craintifs autour du véhicule. Les maisons sont des huttes, un seul
bâtiment de l’Etat et surtout aucune école. C’est pour cette raison que notre
délégation se rend sur les lieux. L’Assomption répond depuis plus de quarante
ans aux demandes des habitants souhaitant l’installation d’une école primaire. Le jour de marché est le seul événement hebdomadaire dynamique d’un mode de vie
agricole et pastoral.
Comment se met en place
l’installation d’une école ?
Le
chef de village et des parents d’élèves commencent par adresser une lettre au
père demandant une première rencontre pour le commencement d’une école ou pour
une église (souvent l’église vient en deuxième, le besoin principal étant
l’alphabétisation). Puis, le réseau d’école de brousse tenu par les
assomptionnistes, cherche un professeur. Pendant ce temps, les parents des
futurs élèves récoltent les fonds pour des premiers frais d’inscriptions.
L’étape à laquelle nous assistons ce matin est donc celle où le professeur est introduit
(avec sa compagne) dans le village pour s’y installer et commencer les cours
avec une première classe de niveau élémentaire. Si l’expérience porte des
fruits, d’autres classes ouvrent avec de nouveaux professeurs. Les élèves
pourront rejoindre un collège dans une ville plus proche et s’ouvrir ainsi à la
possibilité d’étudier plus longtemps. Ce schéma est idéal. Il arrive souvent
que des écoles ne durent pas pour des raisons diverses fortement relié aux
contraintes de la vie rurales. A ce jour l’Assomption est responsable d’un
réseau de plus de trente villages comportant écoles et ou églises. Les
constructions d’écoles prennent du temps et c’est souvent sous le grand arbre
que se font les premiers cours. L’association donne un salaire aux professeurs
et offre le matériel d’écriture. Seuls restent les frais d’inscriptions à payer
une fois avec des frais moindre pour le démarrage.
?
Le premier objectif pour les petits villages est donc l’alphabétisa
Qui sont les missionnaires ?
« Mopera » :
Le père Aristide est un homme robuste et infatigable chauffeur. Il officie
prioritairement comme curé à Ejeda. Les écoles de brousses et le développement
des Eglises (fiangonana) occupent le reste de son apostolat. Il réalise deux
tournées par an et par village dans un périmètre de 200 km pour le village le
plus éloigné. Pour faire le lien avec la direction diocésaine de
l’enseignement, il se rend plusieurs fois par mois à Tuléar. Autant dire
qu’Aristide ne compte ni le nombre de kilomètre, ni les nuits en brousse.
Le
Père Daniel, français, en mission à Madagascar depuis 50 ans, fait autorité par
son âge et sa parfaite maitrise de la langue locale. Le réseau d’école est une
de ses principales missions depuis 40 ans avec l’animation de la Province et
l’amélioration technique des communautés (pompes et panneaux solaires, châteaux
d’eau, plans et architecture). C’est aussi un homme de foi très assidu à la
prière et soucieux du bien-être de ses frères en communautés. Il passe une
grande partie de son temps dans son pick-up pour chercher du matériel de
construction à Tuléar et le livrer à l’atelier de menuiserie d’Ejeda qu’il gère
avec toutes ses autres responsabilités (comme supérieur, curé et formateur).
Autant dire que le père Daniel est toujours impliqué dans la bonne marche du
réseau d’école et de bien d’autres choses dans la Province.
Enfin
il y a Mr Roger. D’un corps massif et
bien bâti, il cache derrière sa force un large sourire et des yeux pétillants
bien que cernés de fatigue. Naturellement réservé, Mr Roger à la parole efficace
et n’aime pas perdre son temps. La motivation qui l’habite s’exprime par les
longs voyages qu’il entreprend. Il sillonne la brousse sur sa moto cross
flambant neuve pour récolter les frais d’inscription, feuilles d’examens et
surtout pour se rendre disponible aux situations particulières des habitants et
au suivi du professeur. Mr Roger est un grand et fidèle serviteur de la cause,
un vrai laïc de l’Assomption qui s’engage généreusement. Il est le soutien
indispensable sur lequel le Père Aristide, fort occupé par la partie
« fiangonana », peut s’appuyer.
A
tous les trois, ils forment un cercle de responsabilités efficaces et
dynamiques rendant le réseau vivant et en pleine expansion malgré l’aspect
chronophage de la tâche. Je rentre de cette première excursion avec le
sentiment d’avoir partagé et contribué à cette belle œuvre mobilisatrice. Je
rentre aussi plein de poussières et d’images qui me resterons longtemps en
mémoire : je vois encore le chef de village, l’air abattu, nous dire que
les enfants boivent de l’eau sale et ne peuvent manger à leur faim. Il me reste
donc des choses qui ne peuvent me laisser tranquille et satisfait. J’espère
bien continuer à m’investir à ma façon (car
mardi 26 mai 2020
La mort n'est pas la fin
dimanche 19 avril 2020
Alors qu'est-ce que ça fait ?
lundi 23 mars 2020
Ne sais-tu pas?
Quand on est né dans le métal cela fait déjà suffisamment mal.
Personne ne choisit ni sa famille, ni ses limites
Pourtant nous voici toi et moi si proche dans ce taxi, dans cette église autour de la même table. Ferme les yeux, je vois la même nuit que toi.
Ouvre tes mains que je m’y repose enfin.
mardi 17 mars 2020
Ces temps étranges
Comment m'aider pour que des enfants aillent à l'école et donne à Madagascar de nouveaux espoirs ?
Maintenant que je suis en France, je ne stoppe pas mon action pour les enfants de la Grande Île à avoir un accès à une éducation de qualité...
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L’heure d’un rendez-vous, le temps d’une réunion, l’objectif d’une rencontre, etc. Tout cela peut paraître normal et légitime pour celui...
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Allez au périphéries PERIPHERIE ce qui est apporté autour, et donc pas au centre. Un mot redécouvert avec le point de vue du pape Franço...
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Je suis né dans un monde en métal et en béton Alors ne me parle pas de planter des oignons Tu me dis « tu ne sais pas » et toi que...






















